Interview exclusive de Saint Luc, scribe superstar

Aujourd’hui j’ai imaginé ce que serait l’interview de l’un des auteurs de notre best-seller. J’ai donc pris mon clavier pour aller à la rencontre de Saint Luc, et je suis d’ailleurs assez fière d’avoir réussi à l’interroger car il est assez peu dispo habituellement, vous allez vite comprendre pourquoi. Dans cette fiction, nous voici au premier siècle après la naissance de Jésus Christ.

L’entretien se déroule en grec.


Chris : Bonjour Luc, merci d’avoir accepté mon invitation malgré un quotidien assez dense puisque tu es médecin de profession ?

Luc : Effectivement, je m’occupais des malades jusqu’au jour où j’ai entendu Paul parler de Jésus. J’ai compris que j’étais appelé à soigner les corps, mais aussi les âmes.


Chris : Donc on ne peut pas dire que tu sois « tombé dans la marmite de la Foi » quand tu étais petit ?

Luc : Non, je viens d’une famille qui ne croyait pas en Dieu. C’est vraiment au contact de Paul que j’ai rencontré Jésus. 


Chris : Quelle est ta participation dans la rédaction de la Bible ?

Luc : J’ai écrit un Évangile et le livre des Actes des Apôtres.


Chris : As-tu vécu auprès de Jésus ?

Luc : Malheureusement non, mais j’ai transcrit dans l’Évangile qui porte mon nom ce qu’a pu me transmettre Paul, mais aussi Marie, la mère de Jésus, que j’ai eu la chance de côtoyer par la suite.


Chris : Quelles sont les rencontres de Jésus qui t’ont le plus particulièrement marqué ?

Luc : J’ai été touché par la façon dont la bonté de Jésus s’est manifestée avec la prostituée qui a retrouvé sa dignité grâce au pardon. Je suis aussi frappé par la repentance sur la croix, in extremis, d’un homme qui avait été condamné à mort avec Jésus. Avec Jésus, il n’est jamais trop tard.


Chris : C’est toi qui as rédigé la parabole (récit imagé) de l’enfant prodigue (Luc 15 ; 11-32) ou celle du bon Samaritain. Quel est le message que l’on peut y lire ?

Luc : Ah j’aime bien celle de l’enfant prodigue ! N’importe quel parent en manque de patience devrait la lire pour se dire que rien n’est jamais perdu ! En vrai, ces histoires de Jésus nous rappellent qu’il y a du bon en chacun de nous et c’est grâce à Jésus que parfois, contre toute attente et à tout moment de notre vie, on peut choisir de faire le bien. Et Dieu est toujours là pour nous ouvrir les bras et nous pardonner.


Chris : Tu as écrit aussi une histoire que l’on nomme « la brebis perdue », peux-tu nous en dire un peu plus ?

Luc : Rien d’exceptionnel si ce n’est que Dieu nous connaît chacun personnellement, intimement. Et qu’il est prêt à tout quitter pour venir sauver chacun. Donc, en fait, c’est assez fou ! -rires-


Chris : Tu as bien gagné ta réputation de « scribe de la miséricorde du Christ » ! -rires-

Luc : Oui, j’ai appris que l’on m’appelait ainsi. Peut-être aussi parce que j’ai toujours été sensible à ce qui est faible et misérable. C’est un souci que je partage avec Marie, la mère de Jésus.


Chris : Tu as écrit d’elle « Elle méditait toutes ces choses en son cœur ».

Luc : De fait, en vivant auprès de Jésus, on reçoit beaucoup de choses qu’on ne comprend pas toujours sur le moment. Dieu parle dans le temps.


Chris : Enfin, heureusement aussi que tu as réussi à nous relater la vie de Jésus de façon très factuelle aussi, ce qui fait de toi l’historien des débuts de la vie de l’Église. La classe ! 

Luc : Effectivement, j’ai eu la chance de pouvoir tracer ce récit jusqu’au premier séjour de saint Paul à Rome. J’ai suivi mon ami pendant 18 ans, jusqu’à son martyre en 67.


Chris : Merci Luc d’avoir pris le temps de répondre à nos questions. Peux-tu indiquer à nos lecteurs comment te trouver dans une église ou dans l’art ?

Luc : On me représente souvent avec un parchemin à la main et un taureau à mes côtés.


Chris : Tu vis dangereusement ! Rendez-vous au plus tard le 18 octobre, date où tu es tout particulièrement fêté !

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